Les citations les plus connues de l’Emir Abdelkrim nous permettent de connaitre l’état d’esprit et les traits de caractère de l’homme qu’il était. N’hésitez pas à compléter les citations que vous connaissez dans les commentaires ;)

 » La volonté d’être libre ne meurt pas et la détermination de notre peuple survivra à la puissance de nos oppresseurs »  » le rif ne combat pas les espagnols et ne ressent pas de haine envers le peuple espagnol. Le rif combat cet impérialisme envahisseur qui veut lui ôter sa liberté à force de sacrifices moraux et matériels du noble peuple espagnol. Les rifains luttent contre l’espagnol armé qui prétend lui enlever ses droits, et cependant garde ses portes ouvertes pour recevoir l’espagnol sans armes en tant que technicien, commerçant, industriel, agriculteur, et ouvrier »

Alors qu’il dénonce l’oppression coloniale et se met à rêver à l’indépendance du Maroc. Abdelkrim parcourt le Rif et sensibilise les populations :

« Nous devons sauver notre prestige et éviter l’esclavage à notre pays. »

Lettre écrite par AbdelKrim qu’il a adressée aux chefs d’Etats des grandes puissances Européennes.

Le Rif est soucieux d’établir un système de gouvernement pour lui seul, qui dépende uniquement de sa propre volonté; il veut établir ses propres lois et traités commerciaux afin d’être le protecteur de ses droits sur le plan intérieur et international »

 » Votre civilisation est celle du fer ! Vous avez de grosses bombes, donc vous êtes civilisés. Je n’ai que des cartouches de fusil, donc je suis un sauvage ».

« Il n’y a pas de réussite ou d’échec, de victoire ou de défaite, mais quelque chose qui s’appelle le devoir. J’ai fait de mon mieux. ».

L’Appel d’Abdelkrim :

 » Marocains ! Il ne suffit plus aux impérialistes français d’occuper votre pays , de coloniser vos terres et d’ y amener des armées pour vous combattre chez vous. Il vous ont rendus misérables et ont exercé sur vous une pression telle que certains d’entre vous sont portés à croire que pour en finir avec leurs souffrances et échapper à la tyrannie, ils n’ont d’autres moyens que de s’enrôler dans les rangs des armées françaises. En réalité, enfants du Maghreb, c’est une action prohibée par notre juste religion, contraire aux enseignements du prophète ( SAWS). En effet, ceci est contraire aux commandements de Dieu et de son prophète qui vous interdisent d’être les aides des Français oppresseurs contre les peuples du Vietnam, ce peuple héroïque qui défend sa liberté. Soldats marocains ! Sachez que l’aide que vous apportez aux forces de l’impérialisme en Indochine, en plus de son caractère contraire à la religion et à la morale prolonge la présence française dans vos patries. Les Français vous diront que les vietnamiens sont un peuple d’idolâtres mais quand les français ont ils eu une religion ? …Vous devez chercher à passer dans les rangs des Vietnamiens pour les aider à vaincre les impérialistes français car leur défaite serait aussi une victoire pour la cause de la liberté et de l’indépendance du Maghreb. »

« Je ne veux pas être prince ni gouvernant, plutôt je veux être libre dans un pays libre et je ne supporte pas ceux qui veulent voler ma liberté ou ma dignité ».

-“La seule chose qui nous importe aujourd’hui, ce n’est pas l’existence d’un sultan au Maroc, mais l’indépendance entière, sans réserve, du malheureux peuple rifain”.

“Je suis de race berbère et j’ignore à quel point vous nous sous-estimez mais j’affirme cependant que les berbères sont des gens avancés, qui ont hérité de nombreuses civilisations. Vous ignorez par exemple qu’en tant que berbère, je suis d’origine juive. Mes ancêtres sont ensuite devenus chrétiens, puis musulmans. Maintenant nous parlons l’arabe, langue du Coran, nous nous entendons en berbère, langue de nos aïeux mais nous conversons aussi en français, langue de notre pays asservi”.

Rencontre au Caire entre le Roi Mohamed 5 et Abdelkrim (après la révolte de 1958-1959) :

Abdelkrim lui a demandé :

 » Qu’avez-vous fait au Rif ? « 

Le roi a répondu:

 » On ne se révolte pas contre son propre souverain. « 

 » Qui est ce souverain alors ?  » a demandé Abdelkrim.

 » Ils se sont révoltés contre le roi. « 

 » Non, ils se sont révoltés contre la présence étrangère ! « 

 » Je vous promets que toutes les forces étrangères quitteront le pays d’ici trois ans.

« Je ne nie pas d’avoir eu recourt au sentiment religieux par période, pour avoir du soutient. Mais ce qui est certain c’est que l’islam n’à rien avoir avec l’extrémisme…. ».

« Oui, de cadi je suis passé chef de guerre. La belle affaire! Crois moi, c’est un métier facile que de commander devant l’ennemi. Il y suffit de bon sens et de décision. »

« Le sultan actuel du Maroc est le maréchal Lyautey. »

« Si j’ai commis des erreurs je le regrettes, qui ne regrette pas ses erreurs? Je suis convaincu que si nous en avions le temps nous serions devenus une grande nation d’homme libre.

Notre combat à donner aux rifains une fierté, un espoir, une confiance en soi qu’aucune défaite ne pourra effacer.

L’aspiration à la liberté et la détermination de notre peuple durera au delà de la puissance de nos oppresseurs.

Je suis venu trop tôt, mais j’étais convaincu que nos espoirs se réaliserai un jour, cette guerre l’étranger nous l’a imposé.

Nous avons été battus, mais vous aussi ».

« Le rif n’admet pas que l’on soit malveillant envers lui car il a son amour-propre et sa foi. »

 » La volonté d’être libre ne meurt pas et la détermination de notre peuple survivra à la puissance de nos oppresseurs »

 » le rif ne combat pas les espagnols et ne ressent pas de haine envers le peuple espagnol. Le rif combat cet impérialisme envahisseur qui veut lui ôter sa liberté à force de sacrifices moraux et matériels du noble peuple espagnol. Les rifains luttent contre l’espagnol armé qui prétend lui enlever ses droits, et cependant garde ses portes ouvertes pour recevoir l’espagnol sans armes en tant que technicien, commerçant, industriel, agriculteur, et ouvrier ».

 » Réfléchis calmement et frappe durement . »

« Il n’existe pas de compromis dans la revendication de liberté »

« La liberté est un DROIT commun à tout les humains et son violeur est un criminel ! »

“La seule chose qui nous importe aujourd’hui, ce n’est pas l’existence d’un sultan au Maroc, mais l’indépendance entière, sans réserve, du malheureux peuple rifain”. »

« Mes populations étaient fatiguées et je ne me faisais plus d’illusions sur ce que je pouvais attendre de leur fidélité, racontera Abdelkrim dans ses mémoires, je savais que, de jour en jour, mes guerriers se battraient avec moins d’entrain”.

« J’ai vu mes idées s’évanouir l’une après l’autre. Comme dans beaucoup de pays d’Orient, l’arrivisme, l’esprit de corruption se sont introduits dans notre cause nationale ».

En septembre 1954, alors que le protectorat a, un an plus tôt, déposé et exilé à Madagascar le sultan Mohammed V qui incarne désormais les aspirations indépendantistes du royaume, Abdelkrim enfonce encore Allal El Fassi :

« Je n’ai rien à faire avec lui, déclare-t-il à des journalistes français, El Fassi est un politicien qui mange et dort bien au Caire. Il ne fait strictement rien pour le peuple. Moi, au cours de la guerre du Rif, je me battais contre vous en première ligne avec mes hommes ».

« Nous devons sauver notre prestige et éviter l’esclavage à notre pays. »

« Nous considérons que nous avons le droit, comme toute autre nation, de posséder notre territoire, et nous considérons que le parti colonial espagnol a usurpé et violé nos droits, sans que sa prétention à faire de notre gouvernement rifain un protectorat ne soit fondée. […] Nous voulons nous gouverner par nous-mêmes et préserver entiers nos droits indiscutables ».

 » Mon but est la réforme et le progrès « 

« Musulmans, ô mes frères, écoutez mon conseil, car le seul but que je poursuis de toutes mes forces et avec l’aide de Dieu à qui je m’en remets pour le succès, c’est la réforme et le progrès ».

« Levez vous, le temps de la guerre sainte est arrivé ! ».

 »Nous avons anéanti la colonialisme dans le Rif, les peuples n’ont plus qu’a l’enterrer et si il ne réussissent pas, il ne mérite aucune compassion  ».

« Nous sommes accusés d’être des rebelles, mais nous combattons pour notre pays. Aussi bien n’avez-vous pas été vous-même le premier peuple qui pris les armes et se précipita pour la défense de la liberté de son sol et de son héritage ? […]

Nous avons envoyé notre frère et nos ministres à Paris parce que c’est le berceau de la Liberté, la capitale de l’égalité et la mère de la civilisation moderne et parce que nous avons espéré que la noble nation française, qui si souvent a protégé les faibles et les affligés, reconnaitrait le droit du Rif à vivre comme une nation libre. Notre but, notre principe, notre idéal, c’est la paix et l’indépendance ».

Déclaration reproduite dans le Journal L’Humanité, du 24 Août 1925.

« Je ne vois dans cette existence que la liberté, en dehors d’elle tout est faux et injuste »

« Le Rif est soucieux d’établir un système de gouvernement pour lui seul, qui dépende uniquement de sa propre volonté; il veut établir ses propres lois et traités commerciaux afin d’être le protecteur de ses droits sur le plan intérieur et international »

“Nous aurions pu libérer l’Algérie, la Tunisie et le Maroc depuis le jour où éclata la guerre du Rif”

Juillet 1950 au quotidien égyptien Al Mokkatan

“L’occupation du Maghreb par la France est l’un des principaux facteurs de propagation du communisme dans notre pays”

“Un jour, l’URSS sera dans un grave état de faiblesse, les Arméniens en profiteront et réaliseront leur indépendance”

Dans la célèbre lettre «aux nations civilisées», datée du 6 septembre 1922, il demanda aux Européens :

«Agir pour le bien-être de l’humanité entière indépendamment de toute religion ou de toute croyance. Il est temps que l’Europe, qui a proclamé au XXème siècle sa volonté de défendre la civilisation et d’élever l’humanité, fasse passer ces nobles principes du domaine de la théorie à celui de la pratique».

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